Comprendre ses résistances, avec la méthode SEDONA

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Il y a quelques semaines, je publiais sur le site un article intitulé ‘Le lâcher prise, concrètement‘. Vous avez été nombreux à réagir à cette introduction – ce résumé- au lâcher prise.
Nous avons aujourd’hui la chance d’approfondir ce sujet avec un thérapeute. Sa vision prolonge parfaitement le 1er article, en nous donnant des explications sur la raison de notre résistance, et une méthode simple pour s’en défaire.
Ce thérapeute, et lecteur du site, c’est Guy Laroche. Boosté par le 1er article, il m’ a proposé de publier ce nouveau chapitre écrit uniquement pour nous, et j’en suis ravi. Nos combats se rejoignent : « aller à l’idéal et comprendre le réel ».
Je vous laisse en sa compagnie cette semaine, pour le lâcher prise concrètement, volume 2. 
Bonne expérimentation!

 

Ce terme de lâcher prise est de plus en plus utilisé dans notre monde actuel.

Il fait partie des termes empruntés au mouvement New âge.

Comme toutes les choses très simples, il donne l’impression de tout dire (et il dit tout! ) mais la plupart d’entre nous l’oublions très vite et revenons à nos fonctionnements habituels alors que sa simplicité permet justement de l’intégrer à notre vie quotidienne, instant après instant.

Comme il est parfois plus simple de définir un objet par son contraire, on peut dire que le lâcher prise est le contraire de la résistance.

Dès lors la question est d’identifier nos résistances.

 

Comment identifier nos résistances

Il nous appartient d’évaluer si une résistance est légitime où non, mais la vraie difficulté réside dans notre capacité d’évaluation puisque celle-ci dépend de qui nous sommes (un tel estimera qu’abandonner toute résistance est une preuve de courage lorsque tel autre pensera que c’est la dernière des lâchetés).

C’est pourquoi je suggère d’aborder ce sujet avec précaution en commençant par de petites choses qui semblent presque sans importance.

Il s’agit donc d’identifier une chose à laquelle nous résistons.

Un exemple : nous avons une discussion avec ma femme et nos avis diffèrent. Habituellement j’argumente parce que je pense avoir raison et finalement la discussion se termine en dispute et chacun garde son avis. Dans cette situation,  je peux dire que je résiste parce que je n’arrive pas à faire autrement que de chercher à avoir raison.

Pour avoir sans doute déjà connu cette situation,  vous serez d’accord avec moi pour dire que ce n’est pas agréable à vivre.

Cette situation,bien que très courante,  cache un fonctionnement physiologique très important et qui peut apporter bien des réponses à des questions restées depuis longtemps en suspens.

Dès que j’entre dans ce jeu de la résistance,  je suis dans une guerre dans laquelle il y aura un gagnant et un perdant.

Dans mon cerveau,  c’est le branle-bas de combat. Dans mon corps, toutes les cellules se préparent. Le cœur a envoyé par le sang des hormones dont l’objectif est de favoriser tous les circuits qui contribuent à se battre ou à fuir. Tous les autres circuits non indispensables, dont ceux qui permettent de penser, sont donc réduits au minimum.

C’est ainsi que l’on va assister à une séance de ping-pong dans laquelle les arguments les plus basiques et souvent les plus violents vont être échangés avec comme seul but de sortir vainqueur de l’affrontement.

C’est très résumé,  mais c’est ainsi que se déroulent nombre d’échanges.

 

Et notre lâcher prise dans tout ça?

Si nous prenons conscience de notre résistance et que nous acceptons de la lâcher,  nous ne sommes plus en guerre, mieux, nous n’entrons pas dans la guerre. Du coup, tous les circuits restent ouverts,  notamment ceux de notre intelligence qui nous permet d’analyser les choses avec objectivité et alors, nous pouvons trouver des solutions nouvelles respectueuses de l’autre et de soi.

Ainsi donc, lâcher prise n’est plus fuir l’échange mais rester en contact avec ses ressources pour gérer au mieux la situation.

Dans ce nouvel état, je suis plus à même de comprendre le point de vue de l’autre au lieu de m’arquebouter sur le mien sans écouter.

Dans ce nouveau contexte, au pire, je pourrai constater que nos points de vue différent, mais, au mieux, je pourrai convaincre l’autre de mon point de vue où modifier le mien à partir d’arguments pertinents que j’aurai entendu chez l’autre.

Alors,  comment obtenir ce résultat?

 

La méthode Sedona

Hale Dwoskin nous donne ce moyen à travers la méthode Sedona.

Le principe de base est très simple et déjà suffisant pour nous sortir de pas mal de mauvais pas.

Voici cette méthode en 5 étapes :

  1. Je prends conscience de ma résistance
  2. J’accepte l’émotion que cette résistance provoque
  3. Je me pose la question : est ce que je PEUX laisser aller cette émotion?  Quelle que soit la réponse (oui ou non), je passe  à la question suivante
  4. Est ce que je VEUX laisser aller cette émotion ? Quelle que soit la réponse, je passe  à la question suivante
  5. Quand ?

Ce processus étant terminé,  vous pouvez vous interroger sur l’intensité de la résistance maintenant. Si la résistance est encore présente, vous pouvez refaire exactement le même processus plusieurs fois jusqu’à ce que toute résistance ait disparue.

 

C’est aussi simple que cela !

Comme pour tous ces outils simples, le vrai challenge est de les utiliser et surtout de trouver les situations dans lesquelles les utiliser.

Je vous en donne quelques unes mais vous pourrez en donner dans les commentaires ci-dessous pour échanger et enrichir ainsi votre propre expérience:

  • Quelqu’un vous demande quelque chose que vous n’avez pas envie de faire.
  • Vous êtes dans une file d’attente, quelqu’un vous passe devant
  • Vous avez une furieuse envie de manger un carré de chocolat
  • Vous avez envie de boire une deuxième bière bien fraîche
  • Votre enfant ne veut pas aller se coucher
  • Votre parent âgé s’entête à vouloir quelque chose de déraisonnable
  • Un automobiliste ne vous laisse pas la priorité
  • Votre voiture est sale mais vous n’avez pas envie de la laver

Vous verrez à l’usage que nous passons notre temps à résister à tout.  Il n’est pas étonnant que nous soyons de plus en plus stressés et de plus en plus fatigués.

Bonne expérimentation!

 

PS :  Si vous souhaitez en savoir + sur Guy Laroche, son parcours et ses activités, c’est par ici
PS bis : Au cas ou vous en doutiez, cet article est totalement non sponsorisé :)

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A propos de l'auteur : Max

Je cherche à vivre pleinement, chaque jour. J'ai débuté ce site afin de partager mes astuces et expériences. Afin d'aider ceux qui bloquent ou qui ont besoin d'un coup de pouce pour réaliser leurs envies. Je m'aide d'une bucket-list, de méthodes d'organisation, et d'une boite à outils. Suivez-moi !

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  1. Marie a dit

    J’aime beaucoup lire et j’aime particulièrement ce que je lis sur
    une vie extraordinaire
    Ma seule question sur le lâcher prise
    C’est

    Comment lâcher prise lorsqu’on vous remets toujours le passer dans la figure
    Lorsqu’on vous reproche tout
    Lorsqu’on vous impose de revoir des personnes qui vous ont fait du mal dans le passé lorsqu’on vous a fait perdre vos emploi
    En disant des mensonges a mon sujet
    Lorsque j’ai été obliger de demandé de l’aide à des organismes pour nourrir mes enfants?
    Le nombre de déménagement que j’ai du faire et qu’aujourd’hui on me demande de regarder en avant et d’oublier le passer parce-qu’elles ont changés????
    La journée ou je vais lâcher prise pour de bo c’est lorsque je serais sur de ne plus les voir et de ne plus en entendre parlé?
    La je serais une femme libre
    Et vous que fairiez-vous?
    J’aimerais bien avoir une réponse

    Merci

    Répondre

    • Max a dit

      Bonjour Marie,
      Merci pour votre commentaire. Avant de pouvoir lâcher prise, il faut savoir si l’on souhaite accepter, ou s’évader. Certaines fois, changer d’air est la solution, afin de repartir sur de nouvelles bases. Il serait évidemment naif de pouvoir vous conseiller précisément sans vous connaitre, mais je lis dans vos mots une envie d’ailleurs, afin de pouvoir tourner la page. Le lacher prise intervient après, lorsque les choses ne nous font plus mal.

      Répondre

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