Seth et mon travail au quotidien

Notre valeur ajoutée au travail

Depuis que j’ai lu le livre « Êtes-vous indispensable ? » de Seth Godin (chronique dispo ici), et surtout depuis que j’ai décanté toutes ces idées dans ma tête, j’ai l’impression de mieux appréhender le monde du travail : ce que l’on attend de moi, ce que je dois donner, ce vers quoi je dois tendre.

Pendant de nombreuses années, je me suis mis dans la tête (on m’y a aidé?) que mon rôle professionnel était de satisfaire mes supérieurs. Mon supérieur en priorité 1. Basiquement, c’est à dire répondre à ses demandes, réaliser ce qu’il attend et qui fait consensus. Si je savais prendre en charge l’action, alors c’était gagné selon moi.

Cela a plutôt bien fonctionné, même si j’ai eu tendance à développer une petite frustration quand mes vraies idées n’étaient pas choisies. Je me disais « tant pis« , puis je me suis mis progressivement à ranger certaines idées ou remises en question dans la case « dans un monde idéal, il faudrait…« . J’avais l’impression de savoir ce qu’il fallait faire, mais j’oubliais petit à petit de le mentionner.

Ce que chaque entreprise attend de ses collaborateurs

Puis en lisant Seth, je me suis arrêté sur ces quelques mots, définissant selon lui ce qu’une entreprise attend -ou devrait attendre- de chacun de ses employés: qu’il soit « unique, remarquable et humain« .

Cela définit bien ce qu’est la réelle valeur ajoutée en chacun de nous : que nous exploitions notre potentiel pour livrer un résultat unique. Il ne s’agit pas de faire les choses comme tout le monde, mais au contraire de profiter de tout ce que l’on sait, de notre personnalité pour se différencier dans nos choix, nos actions.

Ce rôle n’est pas le plus facile !

  • Il est inattendu >> on va poser des questions quand tout semble évident, quand une certaine routine est tracée et pourrait sembler + facile à suivre
  • Il peut faire peur >> l’innovation génère machinalement du risque
  • Il est exigeant >> produire un résultat remarquable est plus engageant
  • Il va générer de l’opposition >> votre chef serait ravi que vous disiez « oui » sans poser de question, mais charge à vous de prouver que l’on peut proposer mieux.

Et c’est pourtant cette voie qui va vous permettre – à vous comme à votre structure- de progresser. Proposer, essayer, innover.

Vous allez me dire : « mais dans mon cas, je ne peux pas« . Je pense qu’il est facile de se voiler la face car si, vous pouvez. Vous pouvez proposer, essayer, innover. L’idée n’est pas d’inventer un nouveau système de propulsion magnétoplasmadynamique chaque jour, mais d’être exigeant dans ses choix. De reformuler la problématique avant de proposer la solution convenue que tout le monde attend. De poser un pas après l’autre, et de progresser.

Ecrit par

Je cherche à vivre pleinement, chaque jour. J'ai débuté ce site afin de partager mes astuces et expériences. Afin d'aider ceux qui bloquent ou qui ont besoin d'un coup de pouce pour réaliser leurs envies. Je m'aide d'une bucket-list, de méthodes d'organisation, et d'une boite à outils.

Derniers commentaires
  • bonjour Max,
    voici mon avis si je puis me permettre 🙂
    Donc ok tout ça c’est vrai qu’à priori c’est chouette, dans le meilleur des mondes.
    Mais et si l’employeur était une entreprise particulièrement mal organisée, bcp de perte de temps pour aucun résultat, une direction qui ne sait pas prendre les bonnes décisions, des cadres plus occupés à des guéguerres de pouvoir interne qu’à bien faire son boulot, des objectifs dans tous les sens et tellement nombreux (bons et mauvais) qu’ils parasitent les employés, … L’entreprise tient par le bon travail des équipes, qui malgré tout ça trouvent des points positifs (il y en a). Mais à force difficile de se donner pour sa boite autant que ton article le suggère. A force de déception difficile de continuer à se battre, on fait correctement son boulot, rien de plus. Et de toutes façons quand on donne trop, je le constate, l’employeur en profite pour demander encore davantage, profiter, sans récompenser. Je vois tout ça au quotidien et je sais que ce n’est pas que dans ma boite. Donc aujourd’hui s’impliquer pour son travail c’est compliqué je trouve. Mieux ne vaut-il pas faire passer sa vie privée en 1er ? Et le boulot : que ça reste sympa mais pas plus d’implication.
    Je sais que certains ont la chance d’avoir un boulot qui est une passion mais c’est loin d’etre la majorité malheureusement.
    babaille

  • rebonjour et merci pour ta réponse 🙂
    c’est vrai : mieux vaut quitter le navire quand ça devient invivable. Et/ou trouver sa passion ailleurs, c’est ce que j’essaie de faire !
    Mais c’est vrai aussi, je l’ai constaté, que se « désimpliquer » trop fort dans son travail amène à la déprime. Un peu comme l’oisiveté dans la vie en général je crois. Ou en d’autres termes : à trop glander on finit par s’ennuyer ferme !! 🙂
    Le boulot comme terrain de jeu pour tester et se découvrir, apprendre. J’aime beaucoup l’idée. A titre personnel j’y arrive un temps et petit à petit insidieusement le quotidien reprend sa place et je me retrouve à ne plus avoir le recul nécessaire à l’apaisement et l’amusement. Mais alors j’en prends conscience et je recadre les choses. Pas facile tout ça hein ! M’enfin ton site est super positif et ça m’aide de voir la vision de la vie des autres. La tienne me plait bien.
    bonne fin de soirée et merci pour nos échanges.

Laisser un commentaire