Pour profiter des meilleurs moments

Lorsque l’on cherche à s’épanouir, à avancer, on se retrouve souvent devant ce conseil qui nous dit de « profiter des meilleurs moments« , de « profiter du présent« . Évident, presque une lapalissade, et pourtant on ne le fait pas vraiment.

Pourquoi?  
On sent bien que cette phrase est importante, qu’elle révèle un secret majeur, alors on tourne autour, on acquiesce mais au final peu de gens la vivent.

 

La faute à Carpe Diem

De mon coté, je pense que c’est à cause du Carpe Diem. Quand j’ai découvert cette phrase et sa signification à l’adolescence, j’ai été subjugué par cette idée de « cueillir le jour« . D’attraper ce qui vient. Puis le temps passant, c’est devenu une démarche théorique dans ma tête, qui souffrait de 2 handicaps :

  • Comment ne se soucier que du présent, alors qu’il y a tant de choses qui vont arriver, et tant de choses passées à ruminer?
  • Le verbe cueillir induit une action de notre part. Une action à réaliser. Mais pas un état de fait. Alors certains jours je peux le faire, et d’autres non.

 

Mais ca, c’était avant.

Et puis un jour, je sus tombé sur une autre représentation de cette même idée. C’était il y a 4 ou 5 ans, dans une interview que donnait Abd Al Malik à la journaliste Pascale Clark. Il utilisait des mots très simples, mais qui résonnent encore en moi tout ce temps après.
Il ne s’agit pas tant de profiter en ‘cueillant le jour‘, mais formulé différemment ‘d’être le fils de l’instant‘.
Après analyse, cette métaphore s’est gravée en moi. Cette représentation n’évoque pas une action à réaliser, mais bien un état de fait. Un état d’esprit à atteindre.

Elle nous donne également une filiation avec le présent. Nous ne vivons pas dans le présent, nous en sommes ses fruits, ses enfants. Nous lui sommes redevables. Je trouve la phrase très juste, et pleine de sagesse. Mon cerveau me la propose à différents moments du quotidien, comme une vérification. « Suis-je bien le fils de l’instant? ».

Quant au fait de pouvoir se concentrer sur le présent, là encore les mots sont simple. A la question « comment niquer la mort? », la réponse est limpide :
« Ce qui compte finalement, c’est le moment. Pas vivre dans le passé, parce que l’on ne peut rien y faire, et ne pas se projeter dans le futur car on n’y est pas encore. Il s’agit vraiment d’être le fils de l’instant. Et ainsi la vie devient un éternel présent ».

En quelques mots, la problématique de « comment se concentrer sur le présent? » s’efface. Il n’y a que le présent. C’est évident en le lisant. Il ne s’agit donc pas de profiter particulièrement du présent, mais simplement de le vivre pleinement, puisque c’est la seule chose qui existe. Il n’y a donc pas d’effort de concentration à faire non plus, juste une prise de conscience. « Et la vie devient un éternel présent ».

Ecrit par

Je cherche à vivre pleinement, chaque jour. J'ai débuté ce site afin de partager mes astuces et expériences. Afin d'aider ceux qui bloquent ou qui ont besoin d'un coup de pouce pour réaliser leurs envies. Je m'aide d'une bucket-list, de méthodes d'organisation, et d'une boite à outils.

Derniers commentaires
  • j’avais un album d’Abd Al Malik que je n’avais pas encore écouté et là ce matin avec au programme 50 min de métro je décide de le mettre sur mon mp3 et l’écouter enfin. 1 er morceau l’interview de Pascale Clark et les mots d’Abd Al Malik qui résonnent dans ma tête comme vous apparemment 🙂 les mêmes expressions me touchent particulièrement et m’emmènent vers votre blog. Voilà tout comme vous je cherche à vivre pleinement chaque jour, des fois n’y parviens pas mais j’essaie d’en faire ma philosophie au quotidien.
    Alors parce que « le fils de l’instant » a fait écho je vous souhaite une bonne fin d’après midi et une belle route sur votre blog comme ailleurs.

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