Mon premier semi-marathon

Au début de l’année, j’ai eu une idée saugrenue : je me suis mis à courir.

Bon ok, ce n’est pas vraiment bête comme idée, mais cela me paraissait pourtant totalement irréel pour une raison évidente : à 35 ans, je ne fais aucun sport. Rien, nada.
Au-delà d’une partie de foot en salle et d’un jogging par an, mes principaux souvenirs de sportifs remontent à l’E.P.S. en 3ème. C’est vous dire. Cela ne m’a jamais semblé une nécessité, et cela ne m’attirait pas.

J’ai donc débuté la course sur un coup de tête. J’ai mis des baskets et je suis parti courir. J’ai compris plus tard que plusieurs signes m’y avaient amenés, mais le plus important, c’est que j’appréciais. Mon 1er objectif a été d’atteindre les 5km en courant. Je partais donc de très loin. Puis j’en ai parlé avec des amis, qui faisaient un marathon. J’ai découvert la distance réelle qui se cachait derrière ce mot (42,2km), et celle du semi (21,1km). Je ne le savais même pas. Très vite, je me suis lancé un défi : développer ma course pour me permettre de courir un semi-marathon.

J’ai donc couru régulièrement, et j’ai progressé. Je pense d’ailleurs que c’est ce qui me plait dans ce sport : la progression est rapide, et on peut courir à tout moment, sans rien devoir attendre.

Je ne cours pas souvent pour autant, mais régulièrement. Entre Avril (ma 1ère foulée) et Août, je suis passé d’un jogging de 3km à pouvoir courir 20km d’une traite.

Pour enfin en arriver à dimanche dernier. Je me suis inscrit à un semi marathon dans mon département, et j’ai couru pour la 1ere fois la distance officielle avec 400 autres personnes.

Quelques jours ont passé, et voici ce que j’en retiens :

  •  Je suis arrivé au bout de mon objectif. Cela fait un bien fou de se dire « oui, j’en suis capable ».
  • Comme à chaque but atteint, cela libère. Et m’enchaine dans le même temps à vouloir découvrir autre chose, trouver un autre challenge. Si je peux ceci, je pourrai cela.
  • Sur le plan physique, je découvre les rouages de mon corps. Comment il fonctionne, comment il s’abime et s’entretient. C’est précieux.
  • Les courbatures sont bien là. Pas vraiment agréables. Mais au fond, je pense qu’elles me rendent vivant.
  • J’ai adoré l’ambiance qui se dégageait de la manifestation. 400 personnes, beaucoup d’amateurs. Un effort collectif, gratuit, et beaucoup d’entraides. Je me dis qu’il s’agit d’une manière saine de passer son dimanche.
  • Malgré le finish franchi, mon parcours de course a été totalement erratique. Malgré la préparation, rien ne s’est passé comme prévu. Alors je garde tout ça en tête pour la prochaine fois.
  • Comme toute discipline stricte, la course apprend à conjuguer effort et plaisir. Oui, cela me plait, mais c’est dur. C’est dur…mais cela me plait? Même dans l’effort, la notion de plaisir ne doit jamais déserter. « Cela doit être facile » me tanne mon coach virtuel.
  • « Si quelqu’un d’autre peut le faire en partant de zéro, alors pourquoi ne pas essayer? » Honnêtement, c’est ce genre de phrase qui m’a fait enfiler mes chaussures pour la 1ere fois.

 

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Je cherche à vivre pleinement, chaque jour. J'ai débuté ce site afin de partager mes astuces et expériences. Afin d'aider ceux qui bloquent ou qui ont besoin d'un coup de pouce pour réaliser leurs envies. Je m'aide d'une bucket-list, de méthodes d'organisation, et d'une boite à outils.

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Derniers commentaires
  • Hello,

    En lisant ton article, j’ai eu l’impression de voir un peu de ma propre histoire.

    La principale différence avec ton histoire, c’est que je fais beaucoup de sport par semaine. Mais après, comme toi, je détestais courir : pour moi c’était le sport difficile et ingrat par excellence nécessitant beaucoup d’entraînement avant de pouvoir espérer y trouver du plaisir.

    Jusqu’au jour où je me suis mise à courir d’abord en groupe (plus stimulant) puis seule. Et contrairement à toute attente je me suis vite mise à atteindre entre 12 et 15 km sans difficultés et sans souffrances alors même que je ne m’étais mise à courir que début septembre 2013 !

    Du coup, je m’étais fixé comme objectif de courir le semi marathon de Nice en février… Bon mais l’histoire s’arrête là car je me suis blessée (épanchement articulaire à la cheville). Du coup je ne sais pas si je retrouverai le mental et la confiance pour courir à nouveau, même si j’aimais ça…

    La course à pied procure un bien-être plus rapide et plus intense que tous les autres sports : on m’a d’ailleurs dit qu’on sécrétait beaucoup plus d’endorphines.

    En tout cas bravo pour ta détermination ! 🙂

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