Le mythe de la caverne (remix)

Même si le mythe de la caverne selon Platon est passionnant (je pourrai l’évoquer ici, mais ce n’est pas le sujet, et quant bien même je ne le ferai jamais aussi précisément que wikipedia), c’est celui de J.Gray qui m’importe aujourd’hui. Son idée est entrée dans ma tête il y a quelques années, et je repense souvent à ce petit concept tout simple, qui explique cependant bien les choses.

Alors c’est quoi cette caverne?

La caverne, c’est un endroit où l’Homme a besoin -métaphoriquement- de se réfugier de temps en temps. Lorsqu’il est stressé, ou simplement dans le creux de la vague – moins d’énergie, moins de motivation, des soucis à régler-, le besoin se fait ressentir de s’éloigner un peu, de prendre ses distances par rapport à tout ce qui nous entoure. Tout.

Le concept est censé s’appliquer surtout aux hommes, mais il s’adresse en réalité à la part masculine qui peut exister en chacun de nous. Je ressens évidemment cette part masculine, même si je peux également me sentir proche de certains autres concepts liés au coté « féminin ». Il n’y a donc pas de frontière évidente pour ce mythe, simplement des ressentis.

Mais revenons à cette caverne. Là où certaines personnes ont simplement besoin de parler, d’extérioriser leur problème afin de trouver une solution, l’homme des caverne va juste se retirer discrètement de sa vie sociale, familiale, amoureuse. Il n’opèrera que le strict nécessaire, temporairement.

La grande idée de ce concept est de dire qu’il s’agit là d’un comportement normal, et temporaire. Dans ces cas de stress, nous allons nous isoler un petit peu dans cette grotte fictive, le temps de régler nos problèmes, le temps de pouvoir passer à autre chose.

Pas la peine alors de forcer cette personne à aller dans une autre direction, cela ne ferait que prolonger l’éloignement. Puis, une fois cette phase terminée, nous reviendrons automatiquement parmi les nôtres. Rien de grave, rien de définitif.

Pourquoi je vous parle de ça ici ?

Parce que cela fait du bien de se faire à cette idée. De se dire, lorsque l’on ressent cet éloignement, que ce n’est pas le début d’une nouvelle étape, qu’il ne s’agit que d’une transition. Un pas en arrière pour mieux revenir ensuite.

La mise en retrait n’est pas une remise en cause de nos choix, pas du tout, simplement un bouton pause, le temps de retrouver des forces.

Il est illusoire de croire que l’on peut toujours être d’attaque, ultra motivé, à fond dans l’ensemble de nos projets. Il y a certaines périodes creuses, évidemment. Le moins possible mais elles existent. Pas la peine dans ce cas de vouloir les affronter telle des ennemies coriaces, ou des objectifs à abattre. Comme dirait mon ami Rémi « on affronte pas un lieu« . Et la caverne est bel et bien un lieu.

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Je cherche à vivre pleinement, chaque jour. J'ai débuté ce site afin de partager mes astuces et expériences. Afin d'aider ceux qui bloquent ou qui ont besoin d'un coup de pouce pour réaliser leurs envies. Je m'aide d'une bucket-list, de méthodes d'organisation, et d'une boite à outils.

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Derniers commentaires
  • Message: Concept masculin la caverne? Mais pourquoi donc?
    Heureusement que nous avons ce refuge pour se mettre à l’abri de temps en temps!
    Enfin, moi j’y suis très souvent! Trop? peut être, mais bon…..

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