Le dernier jour de ma vie d’avant

rituel

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Fin de journée, je suis en voiture, sur la rocade. Je rentre chez moi. Une scène du quotidien totalement classique, et pourtant aujourd’hui est un jour profondément différent. Je me sens naturellement bien, et réellement serein. Je viens de quitter mon travail.

Cela fait une éternité que l’on ne s’est pas parlé, non ?
Les mois derniers ont été pas mal chahutés. La vague venait à moi, puis repartait quelques temps, avant de revenir à nouveau. J’ai cru plusieurs fois vous écrire, pour vous dire où j’en étais, mais les choses se sont faites différemment.

Je savais que mon année allait être agitée, à la fois dans mon job et pour le mastère que je prépare en parallèle. Alors quand le rythme de travail s’est progressivement intensifié, je n’y ai pas réellement prêté attention. La cadence augmentait, et je m’organisais en conséquence : à travailler un peu + le soir, quelques fois le week-end, à mettre de côté progressivement d’autres projets perso. C’est ainsi que j’ai stoppé d’écrire pour une vie extra-ordinaire. Toujours motivé, mais moins de temps et plus soucieux, j’aurai été moins authentique.

Puis au mois de mai, le volume de travail est monté à nouveau d’un cran. Je me souviens avoir aperçu le mur juste en face, pas très loin de moi. Il s’approchait. Pour la première fois, j’ai visualisé le bout de mes capacités. Plus grand-chose en réserve. Alors, j’ai baissé la tête, je me suis concentré, et j’ai continué à travailler pour finir tout ce que j’avais entrepris. Je suis passé en mode survie (mon côté geek me poussait à appeler ça le mode « sans échec »), j’ai stoppé toute idée de nouveau projet, j’ai arrêté tout ce qui n’était pas vital. Donc tout à part ma famille, et le travail.

Puis l’été m’a offert une double dose de bien-être. Une bouffée d’air pure en famille déjà, au Canada (des gens réellement merveilleux, j’ai un article à écrire là-dessus), puis une possibilité de changer de job, pour un sujet vraiment passionnant, vraiment challengeant. Bref, l’inconnu, de nouveau :).

J’ai cru à la rentrée que tout allait se calmer, mais c’est là que l’écriture de mon mémoire est arrivée…et ce jusqu’à la semaine dernière. 3 mois et quelques centaines d’heures à lire, écrire, corriger, revenir sur des passages, peaufiner. Puis rendre son mémoire, fier.

Je suis sorti du mode ‘urgence’ aujourd’hui, même si j’en conserve encore quelques exigences : je ne débute aucun nouveau projet, je fais un petit ‘yahou’ à chaque fois que je clôture un projet existant.

J’en ai clôturé un gros ces jours-ci donc : la fin de mon travail actuel. 8 ans de vie, à constituer une équipe, à réaliser des dizaines de projets.  Cela m’a ému, et je suis content d’avoir clôturé cette partie-là. Encore une fois, serein.
Encore un dernier projet à clôturer et je serai revenu en mode nominal. Je retrouve du temps, et j’en profite.
A l’horizon, un nouveau défi, imposant et passionnant. J’arrive.

 Recherches utilisées pour cet article : Le dernier jour de ma vie, changer de vie comment faire

A propos de l'auteur : Max

Je cherche à vivre pleinement, chaque jour. J'ai débuté ce site afin de partager mes astuces et expériences. Afin d'aider ceux qui bloquent ou qui ont besoin d'un coup de pouce pour réaliser leurs envies. Je m'aide d'une bucket-list, de méthodes d'organisation, et d'une boite à outils. Suivez-moi !

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  1. Annie STEFFEN a dit

    Bonjour Max,
    Merci pour ce petit aperçu de ta vie. Le temps, tu l’a remarqué joue tour à tour pour nous ou contre nous. Tu décris très bien cette poussée de stress qui nous malmène et nous sert. Et le cortège de pensées qui entravent ou boostent notre imagination, notre capacité créative, notre désir de vivre pleinement notre destinée.
    A bientôt !

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